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 L'espionnage, c'est l'abus de confiance mis au service de la patrie. [pv Ange <3]

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Scarlett T. Bell
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MessageSujet: L'espionnage, c'est l'abus de confiance mis au service de la patrie. [pv Ange <3]   Dim 6 Mai - 20:13


Ange Andersen && Scarlett Bell

    Je rajuste mon holster afin de le dissimuler dans les froufrous de ma jupe. J'y glisse mon pistolet à percussion de manière à ce que l'on ne puisse pas l'y voir. Je me regarde dans la grande glace de ma cabine. Des talons trop hauts pour être décents, une jupe à froufrous qui me couvre tout juste les fesses et un débardeur juste à la bonne taille. Mes cheveux blonds platines tombent sur mes épaules en une cascade dorée et je m'adresse un sourire. Me détournant du miroir, je vais chercher mon sac de survie. J'y glisse une bouteille de rhum. Ce n'est pas un ajout, elle fait partie du nécessaire de survie pour un pirate! Je sors du rouge à lèvre de mon sac et m'en met sur les lèvres. Je retourne deux secondes vers la glace pour vérifier que mon maquillage est parfait, m'adresse un clin d’œil et sors de ma cabine. Je profite un instant, les yeux fermés, du soleil qui tape sur le pont. Cette chaleur habituelle et si confortable que je vais abandonner pour les deux prochaines semaines. J'inspire profondément et ouvre les yeux en expirant. Je croise alors le regard approbateur de mon second. Quand celui-ci s'en rend compte, il part en grommelant, poursuivi par mon rire moqueur. « Prend bien soin du Neverland pendant mon absence! » Neverland, mon navire. Ce splendide vaisseau qui fend les océans selon mes envies et sous mes ordres. Le Neverland que j'abandonne parfois aux mains de mon équipage quand je souhaite aller m'amuser à terre. Parce qu'il est hors de question qu'il reste à quai où il pourrai se faire repérer. Alors mon équipage l'emmène dans d'autres eaux effectuer quelques missions que j'ai refusées. Car je n'aime pas qu'on me donne des ordres, aussi il m'arrive de refuser un bon nombre de tâche que veulent m'assigner les têtes pensantes de la résistance. Mon second les accepte à ma place et s'exécute quand je suis partie prendre du bon temps.

    Je saute sur le quai et lui envoie un baiser du bout des doigts. Ils vont prendre la mer et faire ce qu'ils croient juste. Ils seront à nouveau là dans deux semaines, et moi aussi. Mon équipage suppose sûrement que je vais m'amuser comme à mon habitude, en buvant tous le rhum du coin et en cassant quelques nez. Mais ce n'est pas comme d'habitude. Si j'ai accepté cette mission confiée par la résistance, c'est sûrement pour son côté top secret, genre discrétion. S'ils se sont adressés à moi, c'est sûrement que je suis réputée pour être remarquée partout où je vais sans pour autant que personne ne me reconnaisse. Je déambule sur le quai sans aucune crainte. Qui soupçonnerait la déserteuse de la flotte de Crochet de se promener ici dans un tel accoutrement, qui soupçonnerait qu'une nana ressemblant à une pute de bas-étage puisse diriger un navire. Personne. Les idiots. Et cependant, je n'ai honte de rien. Je pourrais même dire que je suis fière. Parce que réussir à marcher sur ces pavés avec les talons que je me trimballe est un art. Essayez, que je rigole. Et parce que même fringuée comme ça, je pourrais éclater la tête du premier petit con que je croise. Ce ne sont pas des talons qui m'arrêtent, ni une jupe trop courte.

    Mais pourquoi est-ce que je me fringue ainsi demanderez-vous? Ce n'est pas une tenue digne d'un capitaine sûrement. Mais je m'en fous. Ce que mon rang voudrait m'imposer vestimentairement, je le rejette. Je peux être amiral ou reine du monde que je ne changerais pas mes fringues. J'aime être fringuée comme une traînée, j'aime attirer trop les regards. C'est pour moi l'assurance de la plus grande des discrétions. Parce que tout le monde remarque les putes, mais personne ne s'en rappelle. Ceci dit, je n'irais pas jusqu'à vendre mon corps. Que quelqu'un vienne me proposer de m'acheter et il aura mon pied dans le cul. Certes, je fais tout pour être provocante mais je n'aime pas qu'on me provoque. Oh, et puis aujourd'hui, je n'avais pas vraiment le choix. Faut bien que mon rendez-vous me reconnaisse. J'espère qu'il n'aura pas honte du fait que tout le monde croit qu'il se tape une pute.

    Mon rendez-vous? Une taupe. Je ne connais même pas sa tête. Mais à ce qu'on m'a dit, il va chercher une nana habillée comme moi. Apparemment, notre "ami commun" m'a décrit en terme peu élogieux, et l'on m'a prévenu que si je n'avais pas une tenue à la hauteur de mes habitudes, il ne serait pas capable de me reconnaître. Son nom? Ange. Drôle de nom. A-t-il seulement la gueule qui correspond à l'emploi? J'imagine bien un gus bossu et difforme m'arriver. Je serais vernie. Mais j'en doute. Les Shadows et leur élitisme aiment les gens beaux. Un laid ne se faufilera jamais dans les hautes sphères à moins d'être extrêmement malin ou extrêmement fou. Dans les deux cas, cela m'ennuierait. J'aime être considérée comme la folle de service, et je déteste les gens avec un trop gros QI. Ils m'inquiètent. Adossée contre le mur devant les quais, je l'attends. C'est là que nous avons rendez-vous. Et des prostituées, il n'y en a pas encore à cette heure. Pas de raisons qu'il me confonde avec une autre. Et j'espère qu'il ne sera pas trop en retard l'Ange, parce que sinon, il y a un gus qui va trouver le moyen de venir m'aborder et il me trouvera en train de m'énerver contre un de ces idiots de marins sans cervelle. Pas sûre que mes regards noirs me protègent encore longtemps de toute proposition louche.

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Ange Andersen
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MessageSujet: Re: L'espionnage, c'est l'abus de confiance mis au service de la patrie. [pv Ange <3]   Lun 7 Mai - 21:59

Ma vie est une farce, un mensonge. Ma vie est un simulacre et j’aime cela plus que tout au monde. Parce qu’au jeu des masques personne n’a de plus beau rôle. Leur salut pour mon plaisir. Que demander de plus ? Ils veulent que je mente, que je triche. Cela tombe bien, j’ai reçu ses dons à la naissance. Je suis l’hypocrisie incarnée, le maitre des mensonges. Inclinez-vous devant ma fourberie et abdiquez devant mon arrogance. Je ne crains pas leur courroux. Présomptueux petit enfant qui croit pouvoir tromper l’ennemi, le mener en bateau sans jamais prendre l’eau. Oui je suis orgueilleux. Que voulez-vous ? C’est ma seule chance de m’en sortir. Me convaincre moi-même que je suis intouchable. Après tout si les contes de fée existent, pourquoi ce miracle là ne se produirait-il pas ? Pour passer entre les mailles du filet certains pensent qu’il suffit de se faire tout petit. Il se trompe. Il faut se grandir, encore et encore. Devenir un géant, une icône, une institution. Quand je marche dans la rue les gens me voient, quand je fais quelque chose les gens le savent. Je n’ai rien à cacher. Du moins en apparence et c’est la toute la subtilité. Ils pensent connaitre le moindre de mes gestes alors pourquoi aller plus loin que la façade. Je les nourris de mes rumeurs, de mes ragots. L’assurance, voila tout ce qui compte. Je n’ai jamais compris pourquoi elle est toujours sous-estimée. Considères toi comme formidable et tu le seras. Considères que tu ne fais rien de mal et on te croira. Je vis ainsi depuis l’époque où j’ai arrêté les couches culottes. C’est ce qu’on appelle le miracle de l’éducation. Mes parents peuvent être fiers de moi. Ils regretteront juste qu’on ne serve pas la même cause eux et moi.
J’ai choisit de vivre dangereusement car c’est le seul plaisir qu’il m’est offert. La vie à pile ou face. Un coup ça passe, un coup ça casse. Ne trouvez vous pas cela excitant ? Moi tout cela me fascine. Il est délectable de pouvoir jouer son rôle de salop en toute impunité. Je suis l’enflure que vous serez forcé d’admirer. Parfois je m’imagine le jour de la victoire. Les voir obliger de reconnaitre mon sacrifice, les entendre dire que ça a du être dur, tellement dur pour moi de me mettre dans la peau du monstre. J’en ris d’avance. Parce qu’en toute honnêteté, de vous à moi, j’adore ma vie. J’ai le luxe, le confort, les plaisirs simples que procure la richesse, et la distraction, la distraction plus que toute autre chose. C’est le combo gagnant. Je n’attends rien de plus. Et malgré ce qu’il pense ou du moins ce qu’ils penseront, le rôle n’est pas si dur à jouer. Il me plait même assez. Je l’ai construit sur mesure, inspiré de l’original., Mon moi-profond ne sera jamais pervertie. Même si bien sûr, il y a certain chose dont je me passerais.

Mais aujourd’hui est différent. Aujourd’hui on m’offre un nouveau jouet. Une nouvelle expérience. Et me voila aussi excité qu’un gamin le jour de noël. Un rendez-vous secret. Un nouveau contact. Le dernier a été retrouvé une balle dans la tête derrière une benne à ordure. Il n’a pas eu le temps de leur révéler mon identité. C’est du moins ce que j’en déduis puisque je suis toujours vivant. Quand je l’ai rencontré, il lui a fallut deux minutes pour me détester et moi trente seconde pour savoir que j’allais adorer faire de sa vie un enfer. Pauvre Max il va me manquer. J’espère que mon nouvel interlocuteur se révèlera aussi drôle. On m’en a au moins vanté les mérites. Une fille cette fois. Ça ne fait pas de grande différence pour moi. A part que la vue sera plus agréable. On m’a dit qu’il y avait beaucoup à voir. Et juste à baisser les yeux pour regarder. La pute de Crochet. Gentil surnom. Je meurs déjà d’impatience de la rencontrer.

Il ne faut pas ruiner l’instant. Je n’ai rien laissé au hasard. Le port s’offre à moi et je rêve de l’enlacer de mes bras. Je me fonds dans la foule, discret pour une fois. Pas plus que la moyenne des gens qui m’entoure pourtant. Et de l’autre côté de la rue je l’aperçois. Dur de la rater. Une vrai bombe lâchée dans cet univers. Je l’imagine dévêtue, je l’imagine cambrée dans un extase sans fin, je l’imagine vibrante sous la caresse de mes doigts. Oui je le sais d’avance, ce jeu là va beaucoup me plaire. Je la regarde s’impatienter, attends le bon moment pour faire mon entrée et enfin m’avance vers elle. La partie ne fait que commencer. Mes lèvres sont ornés d’un sourire mutin. Mes yeux sont lubriques. Je suis le chat, voyons voir ce que me réserve la souris. Elle est adossée au mur et je viens me planter devant elle, ma main accrocher contre la pierre. Proche, si proche de son visage d’ange. Caricature assumée. Je joue au tombeur. Au crétin. Au connard. Qu’espériez-vous d’autre ? « Ariel se relâche ? Jusqu’à il y a peu, elle n’autorisait pas ses filles à quitter son duché… » regards appuyés, sous entendue non voilé. Je lui lance une œillade. Ce n’est pas la bonne réplique. Je le sais. On m’avait pourtant prévenue de ce que je devais dire pour me faire reconnaitre. A croire que j’ai oublié. Tant pis. Qu’elle me prenne pour un autre encore un peu. Nous aurons bien assez de temps pour apprendre à se connaitre.

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Scarlett T. Bell
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MessageSujet: Re: L'espionnage, c'est l'abus de confiance mis au service de la patrie. [pv Ange <3]   Lun 7 Mai - 23:37

    Et j'attends. Dieu sait pourtant que j'ai horreur de ça. Je ne suis pas patiente pour deux sous. Enfin... Je ne sais pas si Dieu le sait, mais mon équipage et mes relations en général, sont au courant. Je n'aime pas attendre alors je suis d'usage toujours à la bourre. Alors pourquoi aujourd'hui suis-je à l'heure? Parce que c'est différent. Parce que du retard, ce serait risqué pour nous deux. Pour lui, parce que c'est dangereux d'être une taupe. Et pour moi, parce que si je le loupe, je vais encore subir un sermon de ceux qui se croient mes supérieurs au sein de la résistance. Et j'aime pas les sermons. Qui les aime me direz-vous... Peut-être y en a-t-il. Je crois bien que ceux qui aiment les sermons sont ceux qui font des sermons. Quelle réflexion profonde. Voilà pourquoi je n'aime pas attendre. Parce que mon cerveau dérive et je trouve toujours le moyen de penser à des trucs totalement stupide. Ça me dépite. Constater ma propre connerie n'est pas vraiment un truc qui me plaît outre mesure, non. Mais bon, je me pardonne d'être idiote. Je suis blonde après tout, qu'y puis-je, c'est dans mes gènes. Et idiote ou non, je suis une des meilleures dans la résistance. Quand je prend la peine de faire ce qui m'est demandé bien sûr. Je crois que ma mauvaise volonté a tendance à baisser mes statistique au niveau réussite. Mais ce serait trop chiant de faire mieux.

    J'allais soupirer quand on m'apporte de la distraction sur un plateau. Sérieusement? A ce point-là? Je sais que je désespère à chaque fois que je dois faire preuve de patience, mais là, c'est trop généreux. Quoi que... Je ne peux pas me permettre de gros ennuis alors que j'ai mon rendez-vous qui devrait arriver. Je ne peux pas lui casser le nez sans avertissement. Ce serait indécent. Ce serait mal commencer cette journée. Je vous l'ai dit, je ne veux pas de sermons en rentrant sur la terre libre. Libre mon cul ouais. C'est plutôt le lieu de toutes les corvées. Je m'y arrête à reculons, préparée à repartir au quart de tour avant qu'un gros bonnet de la résistance n'essaie de réquisitionner mon magnifique navire. Bref. Je ne veux pas de sermons, alors je ne dois pas manquer la taupe.

    Je le détaille de haut en bas, lentement. Parce que j'ai l'habitude de jauger les gens avant de risquer quoi que ce soit. Parce que j'aime bien jauger les gens aussi. Et j'en juge qu'il est pas mal. Qu'il n'a pas vraiment une dégaine de marin, mais que ça arrive d'avoir des mousses peu adaptés physiquement pour le métier. Je dois en avoir deux ou trois sur le Neverland. Ouais, ça arrive. Et puis je peux parler moi, c'est pas comme si j'étais faite pour le job de capitaine à l'origine. Et c'est pas parce que j'ai le physique d'une traînée que je laisserais le premier mec venu me prendre pour une pute. J'incite à ça, je sais. Mais voyez-vous, c'est compliqué les filles. Et bien moi, je suis encore plus compliquée que ça. La contradiction incarnée. Je ne suis pas capitaine pour rien voyez-vous. Il en faut du caractère pour tenir la barre. Et il faut l'envie de résister face à ces hommes qui passent leur journée sur les flots. Il paraît qu'une femme à bord, ça porte malheur. Je porte tellement plus malheur à ceux que je croise sur terre...

    Je pose ma main gauche sur son épaule et lui sourit d'un air affable. J'approche ma bouche auprès de son oreille alors que mes hanches se rapprochent des siennes. Une tentative pour me le faire, de le chauffer un peu? Ah, la belle illusion. C'est effectivement ce à quoi cela doit ressembler. Excitant au premier abord. Mais de ma main droit, j'attrape la crosse de mon pistolet dans les replis de la jupe et appuie le canon sur sa cuisse. Mes ongles rentreraient presque dans la chair de son épaule si je serrais un peu plus mais... Non. Pas la peine de trop l'agresser. Sans perdre mon sourire, je chuchote à son oreille.
    « J'emmerde Ariel, et si tu veux pas te prendre une balle au mauvais endroit, dégage. » Je me recule tout aussi tranquillement que je me suis approchée et accroche mes yeux aux siens. Mon regard est lourd malgré mon sourire charmeur. S'il ne sait pas quelle invitation suivre, je le lui ferais comprendre bien assez vite. Oh, je n'irais pas gaspiller mes munitions sur lui, c'est juste de l'esbrouffe. Il n'aurait pas peur si je le menaçais juste de lui faire tomber quelques dents. Juste un moyen de rendre mes menaces plus percutantes. Parce que les hommes ne croient pas qu'ils craignent quelque chose fasse à une femme peu vêtue, en talon et armée de ses seules poings. Ajoutez-y un flingue, et les voilà perdus. Il devrait comprendre celui-là avec sa gueule d'ange...

    Une gueule d'ange? Mon sourire se fige. Il ressemble légèrement à la description qu'on m'a faite de lui. Description tellement rapide que la plupart des gens y ressembleraient s'ils y mettaient de la bonne volonté. Je le regarde à nouveau de haut en bas alors que mon sourire a disparu. Je hausse un sourcil intrigué. Il y avait peut-être une phrase de ralliement. C'est peut-être celle qu'il m'a dite. Peut-être. Ouais, parce que j'ai une telle impatience quand il s'agit de recevoir les ordres, que je n'arrive jamais à rester jusqu'à ce qu'ils me soient complètement donnés. Et puis sérieusement, des gus qui n'ont pas des têtes de boucaniers, ça ne se bouscule pas ici. Il est l'heure, un mec vient de m'aborder avec une phrase peu conventionnelle, même pour aborder une pute, et je réalise quinze ans après que, peut-être, c'est lui mon rendez-vous.
    « T'as bien une gueule d'Ange toi... » Murmure à peine voilé qui s'échappe de mes lèvres. S'il en a la gueule, il en a certes pas la dégaine ni les manières, mais ça arrive à tout le monde de faire preuve d'originalité. Mais rien ne me dit que c'est lui. Si je me suis plantée, il ne me reste plus qu'a lui mettre mon coude dans le nez pour clore la conversation.

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MessageSujet: Re: L'espionnage, c'est l'abus de confiance mis au service de la patrie. [pv Ange <3]   Mar 15 Mai - 23:52

Quel jeu exquis que celui que nous jouons ! Viens ma belle je t'offre cette danse. Prends ma main. Valses et valses encore. Je t'emmène dans une ronde effrayante. Qu'elles sont rares les filles de joies qui savent allier leur pas aux miens ! Mais la petite fée est différente. La petite fée connait la danse. Elle s'approche de moi. Frôle mon épaule. Murmure à mon oreille. La caresse de ses doigts sur la soie de mon costume, le souffle de sa bouche sur la blancheur de ma nuque. Lèvres gourmandes qui s'apprêtent à me délivrer leur secret. Je voudrais les capturer aux creux des miennes. Il y a longtemps que je n'ai pas contemplé une telle œuvre d'art. La beauté s'est faite femme. Aphrodite réincarnée. Et pendant que ses hanches s'approchent, je glisse ma main sur leur courbe, savourant le tracer parfait de leur rondeur. Qu'on vante mes défaut je n'en ai cure. On me reconnaitra au moins un goût sûr. Pardonnez moi je ne suis qu'un pauvre pêcheur, mais Dieu est tentateur. Et cette petite clochette sera pour moi la pomme du serpent. Qui sait quel savoir elle pourra laisser glisser entre mes lippes. Pour sa blondeur, sa finesse, j'accepterais même la damnation éternelle. Mais mon esprit s'égare, se perd, s'embrouille. Là n'est pas la question. Là n'est pas la raison. Cruelle envie que celle de la chaire qui me laisse dériver dans des eaux troubles et dangereuses. La petite poupée n'est pas un pantin de bois et encore moins une fille facile. De la prostituée elle n'a que l'apparence. Sa langue est acérée, ses crocs sont aiguisés. Les réjouissances n'en seront que plus délicieuses. J'aime qu'on me résiste. J'aime les esprits vifs. Je ne suis pas marionnettiste. Une résistance de la part de mes jouets n'apporte que plus de plaisir à l'histoire.

Je sens contre ma cuisse la crosse de son arme. Ainsi donc nous jouons au jeu du prédateur ? Le but est de savoir qui aura la plus grosse ? Si c'est ainsi qu'elle veut fixer les règles je suis prêt à sortir ma crosse. Mais depuis toujours on me répète de ne pas la montrer en public. C'est indécent voyons. Et ce n'est surtout pas très discret. Faire sauter le bouton ici ? Devant toute cette petite foule ? Sur qu'elle en aurait pour son argent. Mais je risquerais d'affoler le public, une bête montée comme moi ce n'est pas tous les jours qu'on en voit. Non vraiment il vaut mieux que mon pantalon reste à sa place. Il aura bien assez tôt l'occasion de tomber sur mes chevilles. A cette pensée j'esquisse un sourire amusé, imaginant la tête de la gamine à la vue de mon arme. Mais malgré sa bouille d'ange, je ne me fais pas trop d'illusion, ça ne serait certainement pas la première fois qu'un homme dégaine son flingue pour ses beaux yeux. Yeux qu'elle a bleus d'ailleurs, comme une mer après l'orage. Bien qu'ici il ne semble pas être tout à fait passé. Elle me fusille du regard malgré son air affable. Les mots qu'elle me glisse finalement à l'oreille ne font que raviver mes ardeurs. Oh oui parles-moi mal ! Dis-moi des mots qui blesse ! J'en tremble. Mais pas de peur. Bien sûr pas de peur. Ce sentiment que je ne connais pas. Le délicat frisson de la joute verbal qui se prépare. J'aime moi aussi faire valser ma langue quelle que soit la danse qu'on lui offre. Je suis fin orateur et amant habile, qu'importe la scène je serais me mettre au tempo.

Mais voila que la gamine me détaille à son tour. Elle n’évalue pas la marchandise. Ou peut-être que si. Je vois ses méninges qui voltigent dans sa petite tête. Et je me contente de lui offrir mon air moqueur. Ne compte pas sur moi pour t’apporter de l’aide petite fille. Te voir lutter pour comprendre est bien plus amusant. Son visage se décompose. Dieu dit que la lumière soit et la lumière fut. C’est que sous ses airs de blondinette elle est peut-être plus intelligente qu’elle n’y parait. Moi qui comptais m’amuser encore un peu ! Mais la voila qui me compare au être céleste. Démasqué en si peu de temps quelle tragédie ! Bien sûr je pourrais nier l’évidence mais même moi je sais quand il est de bon ton, d’arrêter la mascarade. Si je continue sur ma lancée, elle ne voudra jamais me croire que je déciderais enfin de révéler mon identité. Tant pis. Sûr cette phrase sibylline qu’elle me sert, je me contente donc de rire joyeusement. Pour un peu j’applaudirais. Mais non, ça serait trop m’en demander. Les commissures de mes lèvres reste figées dans leur aspect mutin et j’hausse les sourcils énigmatique. Avant d’enfin lui livrer la clef du mystère. Plus ou moins. « C’est du moins ce que mes parents ont pensé quand je suis née ». Une façon comme une autre de lui révéler mon identité. Sa petite cervelle devrait être en mesure de comprendre le sous-texte. Après tout elle a voulu se montrer intelligente, elle n’a plus qu’à assumer le rôle à présent. D’un léger pivot des pieds je me retrouve à ses côtés, la main toujours fixée sur sa hanche. D’une pression délicate je lui fais signe d’avancer, tout en me penchant vers sa magnifique chevelure blonde pour lui glisser à l’oreille les vrais mots. Ceux que j’aurais déjà du prononcer. Ceux qui servent de pont entre l’ange et la fée. « Je veux que les fées existent ! J’y crois ! J’y crois ! » Sortie tout droit du conte pour enfants, ces quelques phrases sont notre signe de ralliement. Du moins je crois. Allez savoir, parfois ma mémoire flanche. Cela étant, ça me semble approprié. Quoi de mieux qu’une phrase célèbre pour faire savoir à quelqu’un qu’on sait qui elle est ? Sauf bien sur quand la personne en question ne sait pas de quelle façon on parle d’elle dans les contes pour enfants. Je dois bien avouer que je suis curieux. Curieux de savoir qui est réellement la fée clochette. De ce que je peux voir, elle n’a pas de paires d’ailles. C’est déjà une grosse différence. Allez savoir ce qu’elle a d’autre à m’apprendre sur sa petite personne ? Je l’entraine à ma suite, me dirigeant vers un endroit plus tranquille. « On dit que les apparences sont trompeuses. Je suis sûr que vous et moi avons… pleins de choses à nous dire. Puisque clairement je ne suis pas un ange et vous n’est pas… une pute… N’est ce pas ? »

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MessageSujet: Re: L'espionnage, c'est l'abus de confiance mis au service de la patrie. [pv Ange <3]   Dim 20 Mai - 19:09

Sa main sur mes hanches devrait être arrachée par mes soins, parce que les pro-shadows n'ont pas le droit de me toucher. Règle que je m'efforce de mettre en œuvre aussi souvent que possible. Certes, cela peut paraître compliqué. Je traîne trop souvent en territoire ennemi et m'y adonne à mes occupations favorites. Celles-ci se résument en un concept fort : prendre du bon temps. Alors il m'arrive parfois de m'égarer et de céder pour une nuit à la belle gueule d'une enflure. Faible femme que je suis. Mais ils ne sont jamais plus apte à s'en vanter au réveil. Si tant est qu'ils se réveillent. Brutal? Pas plus que les manières de ces tyrans. Mes principes mènent à la liberté de tous. Et s'il faut brutaliser le monde entier pour pouvoir me sentir comblée, ainsi soit-il. Ouais, mes idéaux valent mieux que ceux des autres. C'est moi qui décide de toute façon. Les alliés des tyrans méritent de voir coupé chaque membre qui entre en contact avec ma peau. Parce que je suis LA Clochette et que les pirates ont leur façon de se faire respecter. Cette façon, ça s'appelle la terreur. Dur de prôner la liberté avec des manières de pirates diront certains. Mais ce n'est pas parce que c'est dur que c'est impossible.

Bref. J'ai pensé à imprimer son visage dans ma mémoire pour revenir me venger un jour prochain mais le voilà qui confirme les doutes qui commençaient à éclore dans mon petit cerveau trop agité. Sa réponse, aussi évasive qu'il peut le faire me laisse muette tout en m'arrachant un léger sourire. Je me détends mine de rien. C'est un allié que j'ai face à moi, même si les espions m'ont toujours inspiré de la méfiance. Quand on joue double-jeu, pourquoi ne pas jouer triple-jeu? Voire quadruple ou quintuple tant qu'à faire? Alors est-ce la méfiance qui me fait le détailler? Je ne pense pas. Je l'ai déjà regardé de haut en bas pour le jauger, mais maintenant, c'est juste qu'il m'intrigue.
Il échappe cependant à un nouvel examen en se glissant à mes côtés pour me faire avancer. Un garçon qui prend les devants, c'est rare qu'ils osent avec moi, alors tant mieux. Ça me changera. Il semblerait que malgré son allure de petit con et ses manières décalée, il puisse s'avérer intéressant. Il m'a traitée de pute, mais je lui pardonne. En même temps, si je devais en vouloir à tous ceux qui me nomment par d'aussi jolis surnoms, je crois que je tuerais le monde entier. Puis il me sort une phrase mystérieuse. Si je ne m'abuse, c'est une de mon conte. Il me faut un moment de réflexion pour bien m'en rappeler. Je l'ai lu il y a bien longtemps, parce que cela me semblait indispensable. Dieu sait pourtant que la lecture est loin d'être mon fort et que je m'en sors très mal à ce petit jeu. Je suis une femme d'action voyez-vous, presque une illettrée.

Toujours est-il qu'il me semble que je suis une fée dans le conte. Un personnage assez irritant, débile et qui trahit Peter pour des questions de jalousie. Croyez-moi bien que si une Wendy avait voulu se le taper, je le lui aurait laissé sans aucun soucis. Très peu pour moi le Peter. Pas qu'il soit moche, loin de là. Juste que je préfère les gueules d'ange comme celle que je viens de rencontrer. J'aime les mauvais garçons, que voulez-vous. Alors que répondre quand quelqu'un croit que je suis une petite fée vétue de feuille particulièrement cruche?
« Bah pas moi. » Si je ne m'abuse je suis sensée avoir tué quelques fées avec cette phrase. Le truc est qu'elles n'existent pas dans le monde d'où je viens, aussi cela m'importe peu. Que les fées aillent se faire foutre si elles existent tiens. Alors c'est là la phrase qu'il était sensée me sortir pour qu'on se reconnaisse? Quelle imagination stupéfiante de la part de nos supérieurs. Au moins, cela m'assure qu'il m'a bien traitée de pute de son plein gré. Le petit con. Mais s'il savait qui j'étais, soit il est courageux, soit il est inconscient. Ou bien il est juste comme tous ces abrutis qui croient qu'une capitaine n'est capable de rien d'autre que d'étudier une carte. Enfin, il a le bénéfice du doute en attendant et je l'envisage avec une certaine complaisance. Allez savoir pourquoi. Sûrement parce qu'il a une belle gueule. Ouais, des fois, j'ai des critères mal placés.

Non, clairement, ce n'est pas un ange. Et l'entendre me le dire me fait sourire.
« Effectivement, je ne fais pas payer l'accès. » Mon sourire se fait amusé. Ouais, je parle bizarrement, je formule mal mes phrases. Volontairement ou non? Je ne vous le dirais pas. Mais les matelots me comprenne, et il a intérêt à s'adapter à l'étrange nana que je suis. Après tout, on a été désignés pour bosser ensemble. Et je n'ai pas l'intention de finir comme son précédent contact. Le premier à essayer de me planter un couteau entre les omoplates repartira en bien mauvais état. Je vous l'assure. Peut-être est-ce pour ça que j'ai été choisie, pour mon répondant? Ou bien était-ce juste pour m'éloigner un peu plus souvent et avoir moins à nous supporter, moi, mon caractère de chien et mon équipage d'ivrognes paillards. Nous voilà un peu éloignés des quais trop fréquentés, sûrement est-ce l'endroit idéal pour discuter. Sûrement. Mais il me faut un remontant pour faire passer le fait que j'ai attendu. « Tu pourrais me payer un verre aussi, ce serait plus confortable pour discuter. » Le rapport verre/confort n'est pas forcément aisé à enregistrer, mais moi, il me paraît logique. Et personne ne trouve jamais à redire à ma logique si ce n'est au prix de longue discussions stériles. Stériles parce que j'ai toujours raison de toute façon. Il s'en rendra vite compte.

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L'espionnage, c'est l'abus de confiance mis au service de la patrie. [pv Ange <3]

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